CANTONALES DE LEVENS : Interwiew du candidat surprise du Parti Niçois...

Publié le par les nouvelles nicoises

llinares-parti-nicois.jpgLes électeurs du canton de Levens seront de nouveaux appelés à voter bientôt, suite à l’annulation du scrutin précédent. Les élections partielles, surtout dans l’arrière-pays, ne bénéficiant pas d’un intérêt médiatique, se déroulent la plupart du temps assez discrètement, sans aucun débat d’idées ; l’on sait que les mêmes vont se représenter, l’on doute de l’intérêt du scrutin, ce qui conduit les électeurs à ne pas voter et l’abstention est énorme. Le désintérêt presque organisé, pour ces élections est profondément injuste, car les populations concernées ont des problèmes comme les autres, et méritent d’avoir la parole, mais les médias ne font rien pour les y inciter. Et dans ces conditions antidémocratiques, les mêmes politiciens sont reconduits ad vitam aeternam, les bureaux de votes désertés devenant de simples chambres d’enregistrement. Dans ce système quasi monarchique, les élus ne sont vaincus que par la maladie et la mort, sûrement pas les urnes. Et à force d’habitudes, sans possibilité de faire évoluer les choses, cette situation en vient à être considérée par les habitants, sinon comme normale, du moins comme un mal inévitable. Tout cela ne favorise pas une saine et nécessaire évolution, c‘est le moins que l’on puisse dire.
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Lors de ces cantonales, nous retrouverons bien sûr, le candidat sortant, UMP, un ou deux candidats de gauche et un ou deux candidats d’extrême-droite ; tout le système politique habituel représenté d’ordinaire. Jusque-là, rien de bien nouveau ni de passionnant. Mais… cette fois, ces partielles négligées par les médias, verront une véritable nouveauté : l’apparition d’un candidat du Parti Niçois/Partit Nissart, (qui avait déjà présenté trois candidats à Nice lors des dernières cantonales)… un peu comme l’ouverture d’une fenêtre et une bouffée d’air, dans un monde politique confiné qui recuit inlassablement ses mêmes théories en circuit fermé… Le candidat en question est jeune, et nous n’avons pas résisté à la curiosité ; nous avons constaté qu’il a des vues tout à fait différentes de ses concurrents et peut apporter un intérêt nouveau à cette partielle. Il va pour la première fois au feu et nous avons décidé de l’interviewé, pour susciter un débat réel lors d’une élection dont le résultat semblait programmé.
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Julien Llinares, vous êtes jeune et nouveau venu en politique, comment y êtes-vous venu?
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J’y suis venu tout simplement car j’appartiens au Parti Niçois, qui en fait n’est pas un parti comme on l’entend en France, mais un rassemblement apolitique de Niçois qui luttent pour la cause du Pays de Nice hors de toute idéologie classique, car notre ligne directrice se sont les intérêts du Pays de Nice ; au Parti Niçois l’on n’apprécie pas trop les « parachutages » politiques, j’ai été désigné pour me présenter aux cantonales partielles de Levens, du fait que je suis originaire de ce canton, que j’y ai vécu  que j’y réside très souvent et que je l’aime. Je soutiendrai donc, avec plaisir, les couleurs du Parti Niçois dans mon Pays.
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Parlez-nous plus précisément de vos attaches dans le canton.
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Ma grand-mère maternelle est née dans ce canton, à Plan-du-Var. Mes parents sont venus s’installer à Tourrette-Levens bien avant ma naissance, j’ai grandi dans ce village où mon père travaillait comme chauffeur de car chez « Brema », ma mère quant à elle, était membre active d’une association apolitique, « Nous pour Tourrette » qui permettait en son temps le pluralisme dans la vie politique du village, pluralisme qui fait énormément défaut aujourd’hui…Quant à mon arrière-grand-père maternel, Pierre Cadopi, il fonda la compagnie du même nom qui est bien connue dans le Haut et Moyen Pays, car elle contribua à le désenclaver; Aujourd’hui rebaptisée Autocars Baie des Anges elle est toujours dirigée par ma famille. L’on peut donc dire que je suis plus qu’enraciné ici.
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N’étant pas habitué à la politique, cette promotion a dû vous surprendre?
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Ce n’est pas une promotion, mais un devoir. Quand on a des idées il faut les défendre en payant de sa personne, agir, et non jacasser inutilement. Dans le Parti Niçois le culte de la personnalité est banni ; ce n’est pas une personne particulière que le Parti met en avant, ce sont des idées, et chacun de nos membres peut être désigné à un moment où un autre, pour les défendre. Personne chez nous ne veut faire carrière, aujourd’hui je suis candidat, demain cela pourra être un autre, car c’est l’idée qui est importante et non la personne. C’est beaucoup plus sain que dans les partis français où certains s’accrochent comme des arapèdes au pouvoir durant des décennies, non pour des idées, mais pour leurs ambitions personnelles.
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Pourquoi le parti Niçois a-t-il choisi un jeune?
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Pour plusieurs raisons que je peux vous indiquer puisque chez nous, les décisions sont prises collectivement. La plupart des élus des partis français ont fait de la politique un véritablement métier, ne sachant rien faire d’autre, certains d’entre eux n’ont jamais travaillé, n’ont aucune formation et sans la politique ils seraient tout simplement au chômage… Ce sont donc des gens qui ne travaillent pas qui expliquent aux gens qui travaillent ce qu’il faut faire ou pas, comment on va dépenser leur argent durement gagné, et comment ils doivent vivre. Le Parti Niçois a décidé de s’opposer à ce non-sens ; en choisissant des jeunes qui travaillent, et ne sont pas fossilisés par le système politique, les nouveaux élus seront beaucoup plus proches des réalités vécues par tous. Les politiciens de métier vivent dans les illusions, les sondages, les courbes et les graphiques ; il faut revenir sur terre et avoir subi les aléas de la vie pour comprendre et tenter de solutionner les problèmes de tous. Le Parti privilégie aussi les jeunes niçois, parce qu’il travaille pour l’avenir et veut former une nouvelle classe apolitique issue de la société civile qui travaillera pour le Peuple Niçois. Et puis les jeunes niçois contrairement à ce que certains croient, ont des idées, de l’énergie, des convictions pures, et ils se battront pour leur Pays de Nice ; il faut le débarrasser de ce système qui macère dans le formol et à conduit à la faillite économique, à l’échec en tout, au déshonneur, et à la décadence.
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Quelle sera votre profession de foi?
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Ah, les professions de foi… c’est l’air de la trahison dans l’Opéra-bouffe « Je t’enfume en douceur » que le système jacobin met en scène tous les cinq ou six ans… ! Des milliers ont été rédigées par les politiciens et présentées aux électeurs et des milliers ont été trahies… ! Ils cataloguent tous les besoins et désirs des citoyens et leur servent ce qu’ils veulent entendre, ensuite durant la mandature ils les oublient, puis ils recommencent à l’échéance électorale suivante, et cela continue durant des années… C’est une pure escroquerie morale institutionnalisée. Le Parti Niçois est très différent des autres, car ses membres sont Niçois et savent ce qu’ils veulent et ne veulent pas. La « profession de foi » de ses candidats, c’est la ligne directrice  du Parti : défendre partout où on le peut, les intérêts des Niçois, leur préparer un avenir meilleur et faire en sorte qu’ils récupèrent les droits confisqués illégalement jadis. Et pour commencer libérer notre Pays Niçois de la tutelle de Marseille. Bien sûr, dans les documents électoraux je parlerai des problèmes particuliers au canton, mais j’insisterai surtout sur le fait qu’en toutes circonstances j’agirai d’une façon ou d’une autre, malgré la pression du système. C’est cela qui est important : agir et non barjaquer dans des Commissions. Je voudrais dire aussi un mot sur ma suppléante, Valérie, qui a beaucoup de qualités et de caractère, le cas échéant, elle pourra vraiment suppléer…
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Un dernier mot?
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Le dernier mot… pour l’instant, car la pensée est en perpétuelle évolution. C’est franchement et avec joie que je représenterai le Parti Niçois dans mon canton. Je ne sollicite pas le suffrage de mes concitoyens pour moi-même, car je n’ai aucune ambition personnelle, mais pour le Parti Niçois et ce qu’il représente. Il faut que les habitants du canton se mobilisent et les jeunes en particulier pour ne pas laisser le champ libre à un système détestable qui nous a conduits là nous en sommes. Le Pays de Nice, le pays des Barbets, ne doit pas baisser pavillon ; tous ensemble, et en rejetant les extrémistes de droite ou de gauche qui ne sèment que le malheur et le mensonge, nous pouvons construire un avenir différent pour notre terre et retrouver nos valeurs. Ne négligez pas de voter, car vos bulletins de vote, en fonction de leur nombre, peuvent se transformer en chars d’assaut : ni gauche ni droite, le pays de Nice d’abord !! !
 
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