Brèves niçoises

Publié le par les nouvelles nicoises

Catastrophe naturelle

Suite au coup de mer ravageur du 4 mai dernier, le maire de Nice a demandé que la ville soit classée en zone de catastrophe naturelle. En ce qui concerne l’identité, la culture, et les finances niçoise, il conviendrait que la même mesure soit prise d’urgence, avec un effet rétroactif de deux ans.

 

Le Livre du silence

Un ouvrage est paru récemment qui effleure avec une grande délicatesse de ton, la vie et les mérites du motodidacte assumé. Grands espaces blancs vaporeux et pudiques, plages de silences, parfois assourdissants, constituent l’intérêt majeur et l’attrait de cette symphonie inachevée que les Niçois pourront eux-mêmes compléter, car ils connaissent depuis longtemps et fort bien le sujet. Ce nouveau mode de littérature imprécise qui laisse aux lecteurs la possibilité de prendre le relais de l’auteur pour compléter et parfaire son œuvre par des informations méconnue de lui, est sans nul doute, une formule d’avenir.

 

Le livre des tempêtes

De source sûre, il se dit que Jacques Peyrat, ex-maire de Nice, ne laissant, lui, le soin à personne d’évoquer sa jeunesse, sa vie et ses combats, travaille d’une bonne plume à ses mémoires qui probablement ne seront expurgées d’aucun détail, aussi fâcheux soit-il pour quiconque. Libéré du devoir de réserve que s’imposait le premier magistrat de Nice, l’homme va pouvoir, à cœur ouvert, évoquer des sujets qui ne seront pas déflorés par le prisme de la politique ; et qui sait révéler des secrets qui enrichiront l’histoire de Nice. Il paraît qu’en ville, certains sont déjà inquiets et d’autres joyeux... Le livre des tempêtes, complétera sûrement utilement le livre du silence, ainsi le fléau de la balance niçoise sera équilibré.

 

Niçois jusqu’au bout de l’écharpe monégasque.

Le maire de Nice avait stigmatisé avec véhémence les événements survenus à la fin du match Monaco-Nice, après que les supporters niçois enfermés dans des tribunes grillagées, copieusement gazés par des CRS, et libérés par les stadiers par mesure de sécurité, se soient répandus sur le terrain pour échapper aux dangereuses vapeurs toxiques. Mais ce sont les Niçois qui furent accusés d’avoir «envahi le terrain » ; certains auraient préféré peut-être qu’ils meurent étouffés en silence. La BSN groupement de supporters Niçois, fut dissout, après un concert de hurlements politico-médiatique, savamment organisé par les ennemis de Nice, auquel participa celui qui se disait Niçois jusqu’au bout des ongles la veille des élections municipales. Quelques jours après, Le maire de Nice, sans doute pour se rattraper, prouva sa parfaite nissartitude lors du match Monaco-PSG, en arborant ostensiblement au cou l’écharpe du club de Monaco dans la tribune d’honneur, aux côtés du prince régnant. Tout Nice lui en sait gré. Ce geste significatif, lui assure d’ores et déjà une brillante élection dans quatre ans, à de hautes fonctions... Mais à Monaco, et à condition toutefois qu’il obtienne un décret de naturalisation entre temps.

 

L’histoire de Nice, revue par M. Mille.

Le conseiller municipal de la majorité estrosiste, semble avoir été promu historien officiel, chargé d’expliquer aux Niçois comment et pourquoi le « rattachement » eu lieu en 1860. Il s’était déjà répandu dans la feuille municipale, expliquant que les Niçois avaient su reconnaître « les mains amies », ce qui avait provoqué une réponse cinglante de M. Alain-Roullier Laurens (président de la LRLN et du parti Niçois) dans nos colonnes. Maintenant, il se répand dans le monopole de presse, en indiquant cette fois qu’en 1849, les Niçois furent mécontents que l’on veuille leur imposer uniquement l’enseignement de la langue italienne à l’école au détriment du français. Ceci a de nouveau provoqué une réaction de M. Alain Roullier- Laurens qui nous a fait passer ce billet d’humeur : « Il est toujours émouvant, que des non Niçois ou des Niçois administratifs veuillent s’intéresser à notre histoire. Cependant, avant de l’expliquer, il convient de la connaître et donc de l’apprendre en se référent à des sources non polluées par un siècle et demi de propagande française. M. Mille devrait savoir que l’italien fut décrétée langue officielle à Nice et en Piémont en 1562 (et donc appris à l’école 287 ans avant l’an 1849 !), par le duc Emmanuel- Philibert qui décréta parallèlement le français langue officielle pour la Savoie. Le 7 février 1563, il fixa sa capitale à Turin, pour éviter les incessantes agressions militaires françaises.

 

Cela dit, je crains le pire quand M. Mille en viendra a commenter le plébiscite de 1860. J’ai déjà expliqué par le menu les mécanismes des fraudes, preuves à l’appui, dans divers ouvrages dont « La vérité sur l’annexion de Nice » qui vient de sortir en librairie ; mais si M. Mille veut se couvrir de ridicule pour complaire au maire de Nice ou à d’autres, c’est son affaire. Le cas échéant, je corrigerai sa version et personne ne pourra me donner des coups de règle sur les doigts ou me faire déguster du savon, usage français réservé aux enfants qui naguère osaient parler Niçois à école de la jacobine. Aujourd’hui, juste retour des choses, les coups de règle, ce sont les Niçois qui les donnent quand on trahit leur histoire. A bon entendeur, salut... ».

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